Selon les Nations unies, les peuples autochtones sont près de 476 millions dans 90 pays. Ils représentent moins de 6 % de la population mondiale, mais comptent parmi les populations les plus marginalisées. Ils sont également les dépositaires d’une grande diversité culturelle et linguistique, avec environ 5 000 cultures différentes et une grande partie des quelque 7 000 langues parlées dans le monde.
À Goma, des femmes issues des communautés autochtones saluent les efforts visant à mieux les intégrer dans différentes activités. Elles citent notamment leur participation à des ateliers et à des formations, qu’elles considèrent comme une avancée dans la reconnaissance de leur place au sein de la société.
Ruphine, un de femme pygmée Autochtone vivant à Goma estime que toutefois que cette inclusion doit aller plus loin. Pour elle, les peuples autochtones doivent également être considérés dans les espaces de responsabilité et de prise de décision. « Nous sommes aussi des personnes comme les autres. Il est important que nous puissions également occuper des postes de responsabilité et être chefs », affirme-t-elle.
Une autre femme autochtone se réjouit, pour sa part, de voir sa communauté progressivement mieux considérée. Elle estime que leur association à différentes initiatives constitue déjà un signe positif. « Nous sommes contentes parce qu’aujourd’hui, on commence à nous considérer un peu et à nous associer à certaines activités », se réjouit-elle.
Pour ces femmes, les efforts d’inclusion doivent se poursuivre afin de permettre aux peuples autochtones de participer pleinement à la vie de la société, notamment dans les organisations et les espaces où sont prises les décisions qui les concernent.
Claudia Musafiri.
