Un projet de protection des femmes et des filles contre les violences basées sur le genre est mis en œuvre dans les zones de santé de Goma et de Karisimbi, dans la ville de Goma. Portée par le Réseau Femme et Développement REFED/NK, avec le financement du Fonds pour les Femmes Congolaises FFC, cette initiative vise à renforcer la résilience communautaire dans un contexte marqué par le conflit.
Pour Deborah Mupita, cheffe de projet, cette initiative répond aux difficultés rencontrées par de nombreuses femmes au sein de leurs familles et dans leurs communautés: « Certaines femmes sont victimes de violences psychologiques au sein de leur foyer. D’autres subissent des violences physiques. Il y a également des femmes qui n’ont pas suffisamment de moyens financiers ni de pouvoir de décision dans leur ménage », explique-t-elle.
Pour atteindre ses objectifs, le projet prévoit notamment la mise en place de mécanismes communautaires d’alerte, la formation des membres des comités d’alerte de protection ainsi que des activités de sensibilisation à travers des émissions et des spots radiophoniques. Des dialogues communautaires réuniront également des responsables communautaires et religieux autour des stratégies de protection des femmes et filles», a-t-elle dit.
Les membres des comités auront notamment pour rôle de signaler les cas et d’orienter les victimes vers les structures de prise en charge adaptées, notamment pour un accompagnement psychosocial.
À travers cette initiative, REFED-NK veut aussi lutter contre la stigmatisation des survivantes, souvent confrontées à la peur du jugement et qui hésitent à dénoncer les violences subies:« Nous voulons qu’elles sachent désormais vers qui se tourner en cas de difficulté, où signaler et comment accéder aux services de prise en charge disponibles », souligne Déborah Mupita.
La responsable de projet rappelle par ailleurs que la protection des femmes et des filles est une responsabilité collective. Elle appelle les membres de la communauté à s’impliquer dans la prévention, la sensibilisation et le signalement des cas:« La prévention de VBG faites aux femmes ne concerne pas uniquement les organisations. Nous devons tous nous impliquer », insiste-t-elle.
À terme, le projet entend favoriser un environnement dans lequel les femmes et les filles se sentiront en sécurité et peuvent rechercher de l’aide sans crainte d’être stigmatisées.
Grâce Wasingya Nestor
