À l’occasion de la Journée mondiale de la radio célébrée le 13 Février de chaque année, Jacques Vagheni, coordinateur de CORACON, le Collectif des Radios et rélévisions Communautaires du Nord Kivu a réaffirmé le rôle central de la radio dans la cohésion sociale et la diffusion d’une information fiable.
Selon Jacques Vagheni, dans un contexte marqué par des tensions sociales et la circulation accrue de rumeurs, la radio demeure un média de proximité, capable de relier les voix et de maintenir le dialogue au sein des communautés.
Abordant le thème de cette année, « Radio et intelligence artificielle », Jacques Vagheni estime que les professionnels des médias font face à un double défi : intégrer les outils technologiques émergents tout en préservant les fondements éthiques du métier. Pour Jacques Vagheni, la clarté, la responsabilité et le courage éditorial constituent des repères essentiels. Il rappelle la nécessité de ne pas détourner le regard des faits, de vérifier rigoureusement les informations et de les contextualiser avant toute diffusion.
Évoquant l’intelligence artificielle, Jacques Vagheni considère qu’elle représente un levier potentiel d’amélioration des pratiques journalistiques, notamment dans le traitement, l’analyse et la vérification des données. Toutefois, précise Jacques Vagheni, son utilisation exige prudence et encadrement. Il souligne l’importance de formations adaptées afin de garantir un usage responsable de ces outils, au service de la qualité éditoriale et non au détriment de l’humain. Pour Jacques Vagheni, l’objectif est de renforcer la recherche de la vérité sans compromettre la dignité des sources ni la protection des données sensibles.
S’agissant des territoires confrontés à des défis quotidiens, notamment en province du Nord, Jacques Vagheni observe que les journalistes évoluent dans un environnement où l’urgence et les attentes du public imposent rigueur et réactivité. D’après Monsieur Vagheni, la lutte contre la désinformation constitue une priorité partagée.
Harmoniser les standards professionnels, mutualiser les bonnes pratiques et consolider les réseaux entre rédactions figurent, selon Jacques, parmi les pistes à privilégier pour renforcer la fiabilité des contenus.
Enfin, il met en avant la formation continue et la transparence comme piliers d’une stratégie de résilience. Pour lui, en consolidant les compétences et en favorisant un dialogue constant entre science de l’information et éthique, les médias peuvent contribuer à restaurer et à renforcer la confiance du public.
Grace Wasingya Nestor
