C’était à l’issue d’une formation de trois jours initiée par Kongo Mwinda, dont la séance s’est clôturée Jeudi 18 Juin 2026, où plus de 30 jeunes leaders, issus des quartiers Mapendo, Majengo et Keshero, ont pris part. Parmi eux figurent des relais communautaires et des étudiants. Pendant trois jours, les membres de la brigade Tuchunguze ont été armés de techniques de vérification rigoureuse des faits, la détection et authentification d’images falsifiées ou décentralisée.
La formatrice Germaine Bahati s’est réjouie de l’engagement démontré par les participants durant les trois jours de formation.
» Nous sommes fiers d’avoir accompagné ces jeunes qui constituent désormais une brigade anti-rumeur au sein de leurs communautés. Ils disposent aujourd’hui des connaissances essentielles pour agir sur le terrain. Dans le contexte actuel, les rumeurs et les fausses informations ont de nombreuses conséquences sur la société. Ces jeunes représentent désormais une barrière importante contre ce phénomène « , a-t-elle déclaré.
Les participants se disent également prêts à mettre en pratique les connaissances acquises. Bonheur Mukabilua, l’un des bénéficiaires, affirme que cette formation leur permettra de mieux accompagner leurs communautés.
» À travers cette formation, nous avons appris à vérifier les informations et les images afin de déterminer leur authenticité. Après cette formation, nous allons sensibiliser nos communautés, identifier les fausses informations qui circulent et les remonter au programme Tuchunguze afin qu’elles soient clarifiées. Nous comptons également organiser des activités de dialogue communautaire et de sensibilisation pour lutter contre la désinformation « , a-t-il indiqué.
Selon Zaina Godlive, coordonnatrice de Kongo Mwinda, cette initiative vise à renforcer les capacités des jeunes en tant que leaders informationnels capables de promouvoir une information fiable au sein de leurs communautés.
» Aujourd’hui, plusieurs contenus circulent sur les réseaux sociaux, mais également dans nos communautés, les marchés et les structures sanitaires. Certaines informations concernent des sujets sensibles comme Ebola et créent parfois la confusion au sein de la population. C’est pour cette raison que nous avons voulu former ces jeunes afin qu’ils puissent vérifier les faits, identifier les fausses informations et contribuer à une meilleure circulation de l’information « , a-t-elle expliqué.
Cette formation s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la sensibilisation communautaire et à lutter contre les rumeurs et fausses informations qui entourent la maladie à virus Ebola.
Claudia Musafiri.
