À l’approche du début de la saison culturale A, prévue à partir du 15 août, les agriculteurs de Goma et des territoires environnants sont appelés à bien préparer leurs champs et à respecter le calendrier agricole afin de maximiser leurs chances d’obtenir de bonnes récoltes.

Selon Thierry Bushashire Mapendo, Ingénieur agronome, enseignant et chercheur à la Faculté des sciences agronomiques de l’Université de Goma, les producteurs doivent privilégier les cultures adaptées aux conditions écologiques et climatiques de leurs milieux.

 » Les producteurs doivent privilégier les cultures adaptées aux conditions écologiques et climatiques de leurs milieux. Si à Kibumba par exemple, ce sont les choux, les pommes ,les carottes qui sont des cultures adaptées à ce milieu, c’est celles-là qu’il doivent être privilégié et ainsi de suite », affirme-t-il.

Dans la région de Goma, notamment à Nyiragongo, Rutshuru, Masisi et dans les zones environnantes, plusieurs cultures sont pratiquées, parmi lesquelles le maïs, les haricots, la pomme de terre, le manioc, les courges et différentes cultures maraîchères.

L’agronome recommande toutefois d’éviter de cultiver plusieurs fois la même plante sur une même parcelle. Il insiste ainsi sur l’importance de la rotation des cultures :  » Après avoir récolté du maïs sur une parcelle, il est conseillé d’y semer une autre culture comme les haricots, la pomme de terre ou les courges. « 

Une bonne récolte passe par le respect du calendrier agricole

Pour Thierry Bushashire, les agriculteurs qui ont déjà préparé leurs champs peuvent procéder aux premiers semis dès le début de la saison. Cette pratique permettrait de mieux profiter des pluies et de favoriser une bonne croissance des cultures.

 » Le respect du calendrier agricole peut également contribuer à limiter les risques liés aux ravageurs et à mieux planifier les différents travaux d’entretien des champs, notamment le sarclage, le binage et d’autres activités champêtres », précise Ir. Thierry Bushashire.

L’ingénieur agronome rappelle enfin les perturbations pluviométriques observées lors de la saison précédente.

Il appelle les agriculteurs à éviter les semis tardifs, qui avaient exposé plusieurs producteurs à des pertes importantes en raison de l’arrêt précoce des pluies.

Grâce Wasingya Nestor

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