Face à cette crise, le CIDHC appelle le gouvernement congolais à assumer ses responsabilités et à protger la population. Jean Paul Ngahangondi, activiste et défenseur des droits humains, dénonce la passivité des autorités face à ces violences: «Quand on utilise des drones, et c’est que c’est pour neutraliser les ADF? il y a des choses qui choquent. Dans moins de trois semaines, nous avons identifié plus de 200 civils massacrés. Et le consortium international pour les droits humains au Congo, CIDHC, estiment que c’est inacceptable et ça doit terminer, ça doit cesser et l’État doit jouer pleinement son rôle », a-t-il déclaré.
Les habitants de Mambasa vivent dans la peur constante, obligés de fuir leurs villages et de chercher refuge dans des zones plus sûres, aggravant ainsi la crise humanitaire. Cette organisation de défense des droits humains appellent également à un suivi rigoureux de la situation afin que les auteurs de ces crimes soient identifiés et poursuivis.
« Si l’autorité de Kinshasa était capable de sécuriser la population, donc il serait mieux pour elle de démissionner que de laisser la population dans une situation où elle a perdu tout espoir sur l’avenir. Donc on ne peut pas continuer à compter les nombres de morts là où même on a instauré l’état de siège. Que fait le gouvernement militaire avec toute son équipe », s’interroge Monsieur Ngahangondi.
Le CIDHC insiste en appelant Kinshasa à renforcer d’urgence la sécurité et à mettre en œuvre des mesures concrètes pour protéger la population civile, avant que la situation ne se détériore davantage.
Promesse Kakuru
