Les zones de Rugarama et Kalembe figurent parmi les plus touchées. À Rugarama, 100 % des ménages seraient confrontés à cette situation critique, tandis que 87 % des ménages sont affectés à Kalembe. D’après ce rapport, les personnes déplacées internes et les ménages dirigés par des femmes comptent parmi les catégories les plus vulnérables. La perte des moyens de subsistance, les déplacements répétés et l’accès limité aux terres cultivables accentuent leur insécurité alimentaire.
L’étude révèle également que l’indice de stratégie d’adaptation réduite atteint 30,5 soit largement au-dessus du seuil critique de 19. Cet indicateur montre que de nombreuses familles adoptent des mécanismes de survie pour faire face au manque de nourriture. Parmi ces stratégies figurent la réduction du nombre de repas quotidiens, la diminution de la taille des portions et la priorisation de l’alimentation des enfants. Certaines familles déclarent aussi emprunter pour se nourrir, vendre des biens essentiels, retirer les enfants de l’école ou recourir à la mendicité.
Le rapport souligne en outre que l’accès limité aux terres agricoles, aux marchés et aux services financiers, ainsi que la dépendance à des revenus informels, aggravent la situation dans ces localités.
Promesse Kakuru
