Patient Mwendapole, membre de cette association explique que son organisation déplore les violences visant les peuples autochtones qui, selon lui continuent d’être enregistrées malgré l’existence d’une loi portant protection et promotion de leurs droits en RDC.
Cette réaction intervient notamment à la suite des tueries attribuées aux rebelles des ADF dans la région de Beni, particulièrement dans le quartier Ngadi, commune de Mulekera, où plusieurs membres de la communauté autochtone pygmée ont perdu la vie. Pour les responsables de l’association, ces actes constituent une grave atteinte aux droits fondamentaux de ces populations longtemps marginalisées.
« La promulgation de la loi protégeant les peuples autochtones pygmées représente une avancée importante, mais son application effective reste un défi majeur. Les assassinats continuent alors que ces populations devraient bénéficier d’une protection particulière », déclare Patient Mwendapole.
L’organisation estime que les autorités congolaises doivent renforcer les mécanismes de protection des peuples autochtones, particulièrement dans les zones affectées par l’insécurité.
Au-delà de la condamnation des violences, ces activistes plaident pour une mise en œuvre effective de la loi sur la protection des peuples autochtones pygmées. Selon l’association, cette démarche permettrait de garantir le respect de leurs droits, leur sécurité ainsi que leur participation au développement de leurs communautés.
Promesse Kakuru
