Les agriculteurs et agricultrices de Nyiragongo et des territoires environnants ont déjà commencé la nouvelle saison culturale A, qui a débuté le 15 août. Cette campagne intervient dans un contexte marqué par plusieurs difficultés, notamment le manque de bonnes semences.

« Les difficultés que nous rencontrons sont notamment le manque de bonnes semences. Si nous avons des semences de qualité, nous pouvons obtenir de bonnes récoltes », explique une des agriculteurs.

Parmi les contraintes évoquées figurent également l’éloignement des champs et leur petite superficie. Certains d’entre ces agriculteurs doivent parcourir de longues distances pour atteindre leurs parcelles. À cela s’ajoutent la dureté et la sécheresse des sols, qui rendent les travaux agricoles plus difficiles.

« Nous avons de petites parcelles, dont certaines sont très éloignées. Nous rencontrons également des difficultés à cause de la dureté et de la sécheresse du sol, ce qui rend le travail difficile », témoigne une autre agricultrice.

Le coût élevé de la main-d’œuvre constitue également une difficulté importante. Nombreux agriculteurs et agricultrices peinent à mobiliser les moyens nécessaires pour préparer leurs champs et réaliser les différents travaux agricoles. Ils disent aussi manquer parfois de nourriture lorsqu’ils se rendent aux champs.

« Trouver des personnes pour nous aider dans les travaux est aussi difficile, car cela demande beaucoup d’argent. Cela devient un problème pour nous. Parfois, nous manquons même de nourriture lorsque nous allons travailler dans les champs », ajoute une d’entre eux.

Un besoin d’appui se fait sentir

Face à ces difficultés, les agricultrices sollicitent l’appui des organisations humanitaires et d’autres partenaires, notamment pour accéder à des semences améliorées et à des outils agricoles. Elles demandent également des formations sur les bonnes techniques agricoles, la conservation de semences et sur la transformation locale de leurs produits.

« Nous demandons aux organisations de nous aider, nous les agriculteurs, à avoir de bonnes semences améliorées. Nous demandons aussi des formations pour apprendre à bien cultiver. Nous avons également besoin d’outils agricoles et de formations sur la transformation de nos produits agricoles ici, localement », plaide une des agricultrices.

Les agriculteurs et agricultrices espèrent ainsi améliorer leurs conditions de travail, augmenter leur production et mieux valoriser les produits issus de leurs champs au profit de la population.

Grâce Wasingya Nestor

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