Parmi les organisations participantes figure l’Action des Volontaires pour la Solidarité et le Développement, AVSD. Shaloom Peace Bwigule, cheffe de projet au sein de cette organisation nationale, explique que l’AVSD intervient auprès des populations affectées par les crises.
« L’AVSD intervient en première ligne auprès des populations les plus touchées par les conflits ou même par les catastrophes. C’est une organisation qui est en première ligne dans toutes ses actions », souligne-t-elle.
L’organisation mène notamment des activités dans la protection, les Violence Basées sur le Genre, l’autonomisation et la cohésion sociale. Selon Shaloom Peace Bwigule, plusieurs actions sont actuellement menées dans différentes provinces, notamment au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri.
Au cours de cette journée portes ouvertes, l’AVSD a également présenté son travail dans la prise en charge des survivantes des violences basées sur le genre. « Ce que nous avons fait aujourd’hui, c’était la démonstration du travail que nous faisons dans la prise en charge des survivants des VBG », explique-t-elle.
Cette prise en charge comprend plusieurs volets, notamment le psychosocial, le médical, la réinsertion et le juridique. « Nous, on s’occupe du volet psychologique. On peut les mettre dans les groupes thérapeutiques où on les suit individuellement. Et il y a des symptômes qui alertent et qui montrent que la personne doit être suivie », a-t-elle poursuivi.
Pour l’avenir, l’AVSD appelle à renforcer la localisation de l’aide humanitaire et la participation des communautés. « Il faut renforcer le financement et le rôle des acteurs locaux qui maintiennent l’accès au terrain », affirme Shaloom Peace Bwigule.
Elle insiste également sur l’implication des femmes, des jeunes et des leaders communautaires dans la recherche des solutions. « Nous ne pouvons pas apporter une solution si la personne concernée ne fait pas partie de cette solution », conclut-elle.
Grace Wasingya Nestor
