L’École du Genre de l’Université de Goma a facilité une série d’ateliers sur l’intégration du genre dans les interventions humanitaires dans les provinces du Nord Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri. Organisées par la SOFEPADI en partenariat avec l’UNICEF, ces assises ont réuni les acteurs humanitaires, en vue de renforcer leurs compétences afin qu’ils intègrent de manière systématique et concrète les enjeux de genre dans la planification, l’exécution et le suivi de leurs programmes d’urgence.
Jaël Zawadi, Directrice du Laboratoire Interdisciplinaire du Développement Social, qui est un centre de recherche de l’Université de Goma, a expliqué les mobiles de cette facilitation : » Il est important de capaciter les acteurs humanitaires afin que leurs interventions soient sensibles au genre, que leurs analyses puissent tenir compte des perspectives du genre dans l’évaluation des besoins humanitaires et même dans la mise en œuvre de leurs activités. C’était vraiment une cible importante parce que c’est elle qui est en contact direct avec les communautés sur terrain. Donc toutes ces notions sont importantes afin de s’assurer qu’il y a des interventions sensibles au genre. «
A en croire Jael Zawadi, cette formation vient ainsi renforcer les connaissances des participants sur l’intégration du genre dans les interventions humanitaires: »Nous sommes arrivés aux résultats que nous voulons atteindre dans les trois villes, parce qu’il y a eu justement ce renforcement des capacités. On a aussi constaté une amélioration des connaissance des participants sur les notions des genres. Mais nous sommes beaucoup plus partis dans la conceptualisation et l’opérationnalisation. C’est-à-dire qu’il y a des concepts qui sont connus. Nous voulions beaucoup plus insister sur comment opérationnaliser ces concepts. Par exemple, le concept des genres qui est facilement défini par tout le monde. Mais dans quelle mesure nous pouvons avoir des définitions opérationnelles, c’est-à-dire des définitions qui vont nous aider concrètement sur les terrains » a-t-elle ajouté.
Des recommandations sont fournies, l’école du genre a sollicité la mise en place d’un mécanisme de suivi pour accompagner les acteurs dans la mise en œuvre de leurs plans d’action sur le terrain : » Nous avons élaboré une série de recommandations poussant les acteurs qui étaient à la formation de faire des restitutions dans leurs organisations de ce qu’ils ont appris. Nous avions aussi sollicité auprès du partenaire qui nous a contactés, la SOFEPADI, de mettre en place un mécanisme de suivi post-formation pour accompagner les participants dans la mise en œuvre des plans d’action élaborés pour l’intégration du genre dans les différentes interventions « , conclut Jael Zawadi.
Ajoutons que, dans le contexte de crise, l’intégration du genre dans les réponses humanitaires reste un besoin pour que l’aide tienne compte des réalités et des besoins spécifiques des femmes.
Promesse Kakuru
