Pour Rachel Mululu, point focal de la SFPS au Nord-Kivu, cette initiative vise à faire entendre davantage la voix des femmes dans la recherche de solutions aux conflits qui secouent la région.
« Nous sommes en train de finaliser ces notes de plaidoyer afin qu’elles soient transmises aux autorités et aux différents partenaires. Notre souhait est que les femmes participent pleinement aux processus de paix, car elles sont concernées par les conséquences des conflits et peuvent également contribuer à leur résolution », a-t-elle déclaré.
Les échanges ont également permis aux participants d’analyser les défis liés à la mise en œuvre de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies. Selon Christian Mupika, expert en genre, les discussions ont porté sur les différents piliers de cette résolution afin d’identifier des pistes d’action adaptées au contexte du Nord-Kivu.
« Les échanges ont été très enrichissants. Nous avons passé en revue les différents piliers de la Résolution 1325 et réfléchi aux stratégies à mettre en place pour renforcer la participation des femmes dans les initiatives de paix et dans les espaces de prise de décision », a-t-il expliqué.
Pour Despine Kavugho, participante à la rencontre, les femmes doivent être considérées comme des actrices incontournables dans la prévention et la résolution des conflits.
« Nous poursuivons le suivi de ce plaidoyer parce que les femmes constituent une partie intégrante des solutions aux conflits. Leur participation est essentielle pour construire une paix durable dans nos communautés », a-t-elle affirmé.
La Synergie Femme, Paix et Sécurité cherche à contribuer à une gouvernance plus inclusive et à une meilleure prise en compte des préoccupations des femmes dans les mécanismes de paix et de sécurité au Nord-Kivu.
Promesse Kakuru
