Selon Djemima Kamala, chargée de programme au sein d’ADS, cette initiative répond à des défis persistants observés au sein des communautés.
« Il existe de nombreux défis dans notre communauté liés à la santé sexuelle et reproductive. L’un des enjeux majeurs que nous abordons particulièrement lors de cet atelier est celui des avortements clandestins. Cela démontre bien la nécessité d’une telle formation », explique-t-elle.
Alors que ADS a déjà mené des activités similaires avec des organisations de la société civile et des juristes, Jemimah kamala revient sur le pourquoi d’avoir fait le choix cette fois ci sur les professionnels des médias:
« Nous avons choisi d’impliquer les journalistes, car la santé reproductive ne concerne pas uniquement les professionnels de santé. Elle concerne toutes les couches sociales. Les journalistes sont un véritable pont entre l’information et la population », a-t-elle souligné, en insistant sur leur rôle clé dans la transmission correcte et responsable des messages.
Ayant pris part à cette séance de remise en niveau, Espérance Byamungu reconnais avoir acquis des nouvelles connaissances :
« En tant que journaliste, cette formation m’a permis de mieux comprendre que les violences basées sur le genre ne concernent pas uniquement les femmes, et que la santé sexuelle et reproductive est une responsabilité partagée. Aussi c’est une question qui nécessite d’être parlée et abordée, pas pour favoriser les avortements ou la destruction mais pour protéger et prévenir », dit-elle.
En s’appropriant cette lutte, Espérance Byamungu laisse croire que ses prochaines production vont défendre le droit de la santé sexuelle et reproductive.
« Dès maintenant, je compte intégrer ces notions dans mes reportages, articles et autres formats journalistiques, en veillant à inclure toutes les voix y compris celles des hommes souvent oubliés; aussi à traiter ces questions avec rigueur, sensibilité pour protéger la survivante ou la victime. Mon rôle, c’est aussi de contribuer à briser les tabous et à informer de manière juste sur les violences basées sur les genres et la santé sexuelle et reproductive. »
L’Action de Développement Solidaire s’ engage à encourager les journalistes et blogueurs à produire des contenus responsables, sensibles au genre et favorables à la promotion du droit de la santé sexuelle et reproductive, afin de contribuer à une meilleure information et à la protection des droits des femmes et jeunes filles.
Promesse Kakuru
