Dans un contexte économique difficile où la majorité des Gomatraciens vivent au rythme du taux du jour, la réduction de la garantie locative de six à trois mois apparaît comme une bouffée d’oxygène. « Les locataires sont traités comme des esclaves par leurs bailleurs », a dénoncé le maire, avant de rappeler que tout contrevenant à cette nouvelle règle sera sanctionné par les autorités compétentes.
Du côté des locataires, la décision est accueillie avec enthousiasme : « Trouver l’argent pour six mois de garantie, c’est compliqué. Mais avec trois mois, c’est une bonne chose, cela nous facilite la tâche », témoigne l’un d’eux, visiblement soulagé. Un autre renchérit : « Le gouverneur nous aide beaucoup, nous, le bas peuple. Trois mois, c’est plus accessible et cela nous permet de respirer un peu. »
Mais si les locataires applaudissent, les bailleurs, eux, grinceraient des dents: « Nous dépendons aussi de nos maisons. Avec six mois de garantie, nous pouvions couvrir nos besoins. Trois mois, c’est insuffisant », explique un propriétaire, qui demande au maire de revoir sa décision. Pour ces derniers, la mesure est jugée brusque et déstabilisatrice.
Signalons que cette décision du maire de la ville Goma Julien Katembo Ndalieni a été prise dans le but de venir en aide à une population dont les moyens financiers sont limités, compte tenu de la conjoncture économique actuelle.
Laïla Kayuya.
