Matembela Josephine, une femme d’une quarantaine d’années, est vendeuse ambulante de sous-vêtements dans la ville de Goma. Mère de quatre enfants, elle cumule déjà quatre années d’expérience dans cette activité génératrice de revenus, qu’elle a initiée pour subvenir aux besoins de son ménage.
« Cela fait aujourd’hui quatre ans que je fais la vente de sous-vêtements. Au début, j’avais commencé avec un capital de dix mille francs congolais soit 4$. Arrivée au marché de Virunga, j’avais acheté trente caleçons pour neuf mille francs. Je me déplaçais avec ces caleçons dans les quartiers et je les vendais à cinq cents francs l’unité », explique-t-elle.

Son mari étant au chômage, Josephine est aujourd’hui le principal soutien de sa famille.
« Cette activité m’aide beaucoup. Chaque jour, je verse mille francs congolais dans des ristournes, que je rembourse régulièrement. Grâce à ce système, je parviens à scolariser progressivement mes enfants. Une partie de l’argent sert au remboursement des ristournes, une autre à l’achat de la nourriture. Jusqu’à aujourd’hui, je continue la vente ambulante de caleçons, une activité que j’exerce depuis maintenant quatre ans. Mon mari n’a pas de travail ; c’est donc moi seule qui prends en charge toute la famille. J’ai quatre enfants », ajoute-t-elle.

Malgré une conjoncture économique difficile, Matembela Josephine parvient à subvenir aux besoins essentiels de sa famille grâce à son travail. À travers son expérience, elle encourage d’autres femmes à s’engager dans des activités génératrices de revenus pour leur autonomie économique.
« Ne pas travailler est une lourde charge pour la famille. Lorsqu’une personne ne travaille pas, la situation devient difficile. Attendre que le mari assure seul toutes les dépenses n’est pas non plus une bonne chose. Il est important que la femme contribue aussi au fonctionnement du ménage. Ainsi, si le père manque quelque chose, la mère peut compenser, et les enfants peuvent manger », conclut-elle.

Le parcours de Matembela Josephine est une source d’inspiration et rappelle que chaque femme peut être actrice de son propre développement.

Claudia Musafiri

By ellefm

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