Les actions humanitaires sont confrontées à d’importantes contraintes d’acheminement de l’aide dans plusieurs zones de la province du Nord-Kivu, suite à la détérioration de la situation sécuritaire, ainsi que la dégradation de certaines routes, par les pluies diluviennes qui compliquent davantage l’accès aux zones reculées.

Plusieurs organisations tentent de maintenir leurs interventions pour répondre aux besoins des populations en détresse, notamment dans les territoires les plus touchés par la crise humanitaire.

Vendredi 27 Février, à l’occasion de la journée dédiée aux Organisations Non Gouvernementale, Emmanuela Vasikya, représentante des organisations humanitaires féminines en province, explique qu’il n’est pas facile, ces derniers temps, d’atteindre certaines zones comme le territoire de Masisi pour y acheminer l’aide destinée aux communautés affectées.
« Ces derniers temps, en période pluvieuse, il y a vraiment des soucis, surtout sur la route qui mène vers Masisi. C’est ce qui rend difficile la livraison des aides. Nous faisons de notre mieux pour développer les stratégies qui nous permettent de mitiger certains risques au niveau du terrain », dit-elle.

Elle ajoute que les organisations humanitaires poursuivent leurs efforts malgré les contraintes, notamment celles liées à la réduction des financements.
« À la période du baisse des financements, nous combinons plusieurs approches via une étroite collaboration avec les leaders communautaires. Nous faisons de notre mieux pour le former », a ajouté.

Dans ce contexte, certaines organisations mettent également en place des mécanismes pour protéger leurs équipes déployées sur le terrain.
Nadine Kasoni, directrice nationale de Waza and Act, explique que son organisation prend des mesures spécifiques pour assurer la sécurité de son personnel, en particulier dans un environnement marqué par plusieurs risques.
« Étant une organisation engagée dans le leadership féministe, nous prenons également des mesures spécifiques pour protéger notre personnel féminin en travaillant par exemple en équipe, en restant attentifs aux risques liés aux violences. Si le contexte devient risqué, par exemple, nous suspendons immédiatement l’activité. »

Malgré les ressources limitées, l’organisation indique orienter ses actions vers les catégories les plus exposées aux risques.
« Nous priorisons d’abord les besoins essentiels spécifiques, souvent les femmes qui parcourent de longues distances à la recherche de bois de chauffe, ce qui les expose à des risques de violence. Nous prenons en compte plusieurs facteurs en même temps, dont l’âge, les statuts », conclut-elle.

Pendant que plusieurs organisations humanitaires poursuivent leurs interventions parfois sur fonds propres, les besoins humanitaires restent importants dans la province du Nord-Kivu.

Promesse Kakuru

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