Parmi les panelistes, Rachel Mululu a souligné la place essentielle des actrices communautaires. « Les femmes ont plusieurs rôles. Les femmes sont là comme des piliers. Les femmes sont les piliers de la cohésion sociale. Les femmes sont les piliers de la promotion de la paix », a-t-elle affirmé. Elle a également insisté sur leur proximité avec les communautés : « Les femmes ont aussi comme rôle à jouer, d’écouter même la population puisqu’elles sont en proximité avec les communautés.Les femmes sont des ponts entre la population et même les autorités ».
Selon elle, ces actrices interviennent dans divers domaines, notamment dans l’éducation communautaire, la médiation et la gestion des conflits. Elle a aussi évoqué leur contribution à l’autonomisation économique : « Les femmes continuent à organiser les femmes dans des Associations Villageoises d’Eparge et de Crédit, AVEC, enfin de renforcer leur cohésion sociale ».
S’agissant des stratégies, Rachel Mululu recommande de « renforcer la collaboration entre organisations » et de « partager les expériences », tout en rappelant que « là où il n’y a pas de solidarité c’est difficile de renforcer la paix durable ».
Du côté des participantes, la satisfaction est notable: « Cette journée nous a permis de comprendre d’abord l’importance de la femme au centre », a déclaré l’une d’elles. Elle a mis en avant le rôle du leadership féminin : « le leadership de la femme est important », tout en soulignant la nécessité d’un accompagnement adapté : « la femme a besoin d’être coachée, d’avoir un mentor».
Les participantes ont également insisté sur la collaboration entre organisations comme levier d’accès aux instances de décision : « elle a besoin d’autres femmes, de la collaboration entre organisations féminines », a renchéri une participante, très satisfaite de ces assises.
Cette journée a permis de renforcer le partage d’expériences et de consolider l’engagement collectif en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du développement durable.
Grace Wasingya Nestor
