La Synergie Femmes Paix et Sécurité (SFPS) réaffirme son engagement en faveur du dialogue, de la responsabilité collective et de la consolidation de la paix en République Démocratique du Congo. Dans une déclaration faite à Kinshasa le 7 août 2026, cette plateforme de la société civile appelle les acteurs politiques, les institutions de la république et l’ensemble des Congolais à privilégier les voies pacifiques face aux tensions politiques et sécuritaires qui persistent dans le pays.

Cet appel s’inscrit dans la continuité des actions de plaidoyer menées par la SFPS en faveur de la paix. Le 23 juin 2025, en collaboration avec ONU Femmes RDC et la MONUSCO, la Synergie avait organisé à Kinshasa une activité consacrée à la validation et à la présentation de la note de plaidoyer des femmes congolaises pour la cessation des hostilités dans l’Est de la RDC.

À cette occasion, le Représentant résident d’ONU Femmes RDC, Adama Moussa, avait souligné que cette note n’était pas un simple rapport, mais le fruit d’un processus inclusif et participatif impliquant des femmes congolaises à travers le pays. Il l’avait présentée comme un véritable agenda pour la paix. À l’issue de l’activité, le document avait été remis à la ministre d’État et ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner.

Dans sa nouvelle déclaration, la SFPS se dit préoccupée par l’évolution de la situation politique et sécuritaire, alors que les populations de l’Est continuent de subir les conséquences des conflits armés, de l’insécurité et de la crise humanitaire.

La plateforme rappelle que les divergences d’opinion sont inhérentes à la démocratie et appelle les acteurs politiques de la majorité comme de l’opposition à privilégier le dialogue, la concertation et l’intérêt général, dans le respect de l’État de droit, des droits humains et des libertés fondamentales.

La SFPS invite également la société civile, les médias, les confessions religieuses et les leaders communautaires à renforcer la sensibilisation, lutter contre la désinformation et promouvoir la tolérance et la cohésion sociale. Elle réaffirme enfin sa disponibilité à accompagner les initiatives de dialogue, de médiation et de prévention des conflits, tout en plaidant pour une participation accrue des femmes et des jeunes aux processus décisionnels.

La déclaration a été lue par Gisèle Bagheni, chargée du Genre à CORACON et membre de la SFPS.

Grâce Wasingya Nestor

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