Femmes rurales : des défis agricoles accentués par la crise à Goma

À l’occasion de la Journée internationale des femmes rurales célébrée le 15 octobre de chaque année et de la Journée mondiale de l’alimentation célébrée le 16 octobre de chaque année, les difficultés rencontrées par les femmes rurales dans le contexte actuel de guerre ont été mises en lumière. Le thème retenu est : « Autonomiser les agricultrices : faire progresser des politiques et des investissements inclusifs pour des systèmes agroalimentaires résilients ».

À Goma et environs, les femmes rurales font face à plusieurs obstacles qui limitent leurs activités agricoles. Selon Henrietta Kiombo, membre du groupe de travail sur la sécurité alimentaire à Goma, les femmes rurales manquent de semences de qualité et d’intrants agricoles, ont des difficultés à accéder aux marchés et à la terre, et disposent de peu de revenus.

« Dans cette situation de guerre, la femme rurale vit dans des conditions qui sont vraiment difficiles. Elle manque de semences de qualité et d’intrants agricoles. Les femmes rurales n’ont pratiquement pas de revenus et éprouvent des difficultés à accéder aux marchés. Elles n’ont pas non plus accès à la terre », explique-t-elle.

À ces difficultés s’ajoutent les effets du changement climatique, notamment l’insuffisance des pluies, qui complique davantage les activités agricoles et fragilise la production alimentaire.

Pour faire face à cette situation, les organisations féminines sollicitent l’appui des bailleurs de fonds et des partenaires afin de permettre aux agricultrices de disposer des moyens nécessaires pour cultiver leurs champs. Sur le terrain, des actions de sensibilisation sont menées notamment à Rutshuru et à masisi. Les femmes sont encouragées à se regrouper en associations villageoises d’épargne et de crédit afin de mobiliser des ressources pour financer leurs activités agricoles.

« Les femmes s’organisent en associations villageoises d’épargne et de crédit. Elles mettent en commun leurs cotisations afin d’épargner de l’argent qui leur permettra notamment d’acheter des semences de qualité », poursuit Henrietta Kiombo.

Par ailleurs, un laboratoire destiné à la production et à la multiplication des semences de pommes de terre est en cours de mise en place à Goma. Selon l’intervenante, cette initiative devrait contribuer à améliorer la disponibilité des semences de qualité dans les années à venir.

Grâce Wasingya Nestor

By ellefm

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