Les professionnels de santé et les membres de différentes organisations locales se sont réunis vendredi 30 octobre 2026 à Goma, à l’occasion d’une conférence de sensibilisation consacrée aux cancers du sein et du col de l’utérus. Organisée par les organisations membres du Groupe de travail Santé sexuelle et reproductive (GT SSR), avec l’appui de l’UNFPA et de HEAL Africa, grâce au financement du Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO), cette activité a marqué la clôture de la campagne Octobre Rose.
Cette conférence est intervenue après cinq journées de sensibilisation communautaire organisées dans le cadre de la même campagne, avec pour objectif de rapprocher les informations essentielles des communautés, de renforcer les connaissances sur les cancers féminins et d’encourager les femmes à adopter les pratiques de prévention et de dépistage précoce.
Les échanges ont notamment porté sur les signes d’alerte, les moyens de dépistage et l’importance d’une détection précoce pour améliorer les possibilités de prise en charge.
Selon le docteur Elizabeth Mushika, le dépistage du cancer du sein est recommandé dès l’âge de 25 ans, à raison d’au moins un examen par an. Elle a expliqué que les femmes ne doivent pas attendre l’apparition d’une boule pour consulter, d’autres manifestations pouvant également alerter sur une éventuelle anomalie. Parmi les signes à surveiller figurent notamment une modification de la forme ou du volume du sein, un changement de la couleur de la peau du sein, une modification du mamelon ou un écoulement inhabituel. Elle rappelle toutefois que la présence de ces signes ne signifie pas nécessairement qu’il s’agit d’un cancer.
« Une femme qui a 25 ans doit penser à se faire dépister. Il ne faut pas attendre l’apparition d’une boule au niveau du sein pour aller consulter. Il est important de connaître les changements qui peuvent survenir au niveau des seins et de se rapprocher des professionnels de santé pour les examens appropriés », a-t-elle expliqué.
Le cancer du col de l’utérus présente également des signes qui nécessitent une attention particulière. Le docteur Elizabeth Mushika a notamment évoqué les saignements inhabituels, particulièrement après les rapports sexuels, ainsi que les douleurs pendant les rapports sexuels. Elle souligne que les femmes ne doivent pas attendre l’apparition de ces manifestations pour se faire dépister, d’autant plus qu’un dépistage précoce augmente les possibilités de guérison.
« Il ne faut pas attendre que la femme commence à présenter des saignements inhabituels ou des douleurs pendant les rapports sexuels pour aller se faire dépister. Il est important de consulter suffisamment tôt, car lorsqu’un cancer est détecté à temps, les chances de guérison sont meilleures », a-t-elle souligné.
Parmi les participantes à cette conférence, Merci Akilimali estime que les enseignements reçus lui ont permis d’approfondir ses connaissances sur ces cancers. Elle entend désormais partager les informations acquises avec les femmes de sa communauté afin de contribuer à leur sensibilisation.
« Je repars avec des connaissances qui vont beaucoup m’aider. J’ai appris des choses importantes sur les cancers du sein et du col de l’utérus. Je compte également partager ces informations avec les femmes de ma communauté pour qu’elles puissent comprendre l’importance du dépistage », a-t-elle indiqué.
À travers les cinq journées de sensibilisation communautaire et cette conférence de clôture, les organisations membres du GT SSR réaffirment leur engagement collectif en faveur de la santé et du bien-être des femmes. Cette mobilisation, rendue possible grâce au financement du FCDO, avec l’appui de l’UNFPA et de HEAL Africa, vise à maintenir la sensibilisation au-delà du mois d’Octobre Rose et à encourager les femmes à faire du dépistage précoce un réflexe pour préserver leur santé.
Claudia Musafiri
