Il accuse Kinshasa d’ordonner et de couvrir des attaques ciblées contre les populations civiles et les infrastructures, instaurant un climat de terreur dans les zones sous son contrôle. « Les villages sont bombardés, les familles déplacées, les femmes et les enfants victimes de ce conflit », a souligné M. Nangaa dans ses propos.
Les infrastructures essentielles, telles que ponts et usines, symboles d’espoir et de développement, sont devenues des cibles fréquentes, accentuant la souffrance des populations.
Face à cette situation, l’AFC/M23 appelle la communauté nationale et internationale à ne pas se limiter aux discours, alors que les bombardements continuent de frapper les civils. Le coordinateur dénonce des violations systématiques, répétées et intentionnelles du cessez-le-feu par Kinshasa, dit-il.
Ces attaques, particulièrement dans les régions du Nord Kivu et du Sud-kivu compromettent gravement les espoirs de paix basés sur plusieurs accords : le communiqué conjoint signé à Doha en avril 2025, la déclaration des principes du 19 juillet 2025 et le mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu signé à Doha en octobre 2025.
Le coordinateur a également alerté les médiateurs qataris sur l’aggravation de la crise provoquée par ces événements et a affirmé que l’AFC/M23 ne restera pas passive face aux menaces pesant sur les civils.
Pour illustrer ses propos, Corneille Nanga a cité quelques cas de violations récentes du cessez-le-feu, notamment : Le déploiement massif de forces burundaises et alliées dans plusieurs localités entre juillet et août 2025, la destruction d’habitations et le pillage de troupeaux, des attaques répétées contre des villages et des civils à Minembwe, Masisi et Lubero, des bombardements par drones et avions de combat à Wadi Kale, Lombichi, Kasake, Kadaso et Bibwe.
Plus récemment, une série de bombardements a frappé les usines de Tanguisa et leurs environs, aggravant la situation des populations locales.
En conclusion, Corneille Nanga a réaffirmé l’engagement de l’AFC/M23 dans le processus de paix, tout en déplorant que ce dernier soit utilisé par le régime de Kinshasa comme une simple manœuvre diplomatique pour gagner du temps, alors que les hostilités continuent sur le terrain.
Grace Wasingya Nestor
