Dans l’Est de la RDC, les violences se sont au contraire intensifiées. L’armée congolaise et le mouvement du M23 se sont à nouveau affrontés dans plusieurs zones du Sud-Kivu, notamment dans les hauts plateaux et dans la plaine de la Ruzizi. Le mouvement continue d’étendre son emprise territoriale, avec pour objectif stratégique, le contrôle de la ville d’Uvira, chef lieu provisoire de la province du Sud Kivu. Kinshasa, de son côté, multiplie les opérations aériennes et l’usage de drones de combat dans le but de regagner du terrain. Malgré cela, chaque camp accuse l’autre de bafouer un cessez-le-feu qui, dans les faits, n’a jamais trouvé de traduction réelle.
L’accord qui doit être validé ce jeudi repose sur cinq engagements: l’arrêt des combats, la garantie de l’intégrité territoriale de la RDC, le retrait des groupes armés non étatiques dont l’AFC/M23 appuyé par Kigali et les groupesnWazalendo soutenues par Kinshasa leur possible intégration, sous conditions, dans l’armée congolaise, ainsi que la création d’un cadre de coopération économique entre les deux pays, soutenu par des investissements américains.
Cependant, ces mesures figurent depuis longtemps dans différents processus de médiation, sans entraîner de baisse des tensions. Les points les plus sensibles restent inchangés, Kinshasa réclame le départ des forces rwandaises présentes sur son sol, tandis que Kigali exige la neutralisation des FDLR. Aucun progrès n’a été constaté sur ces deux dossiers. L’accord n’étant pas juridiquement contraignant, son application repose uniquement sur la bonne volonté des parties, ce qui limite fortement ses chances de produire un effet immédiat sur les combats qui se poursuivent dans l’Est du pays, alors que le mouvement AFC M23 continue de nier l’appuie de l’armée Rwandaise.
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