Redonner du sens à la vie et offrir un espace d’expression aux femmes et aux filles affectées par les conflits, voilà l’objectif d’une séance de thérapie de groupe organisée ce jeudi 8 octobre 2026 dans la ville de Goma, dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet de soutien psychosocial de Waza And Act financé par l’UAF-Africa. La séance a notamment intégré la Capoeira Sociale, à travers la danse, la musique et les mouvements corporels.

Pour Nadine Kasonia, directrice nationale de Waza And Act, ces activités visent à accompagner les femmes confrontées aux conséquences de la crise : « L’objectif de ce projet de soutien psychosocial est de redonner vie, de redonner du sens et du goût à la vie à ces femmes et filles qui sont affectées par les conflits et par la crise sanitaire », explique-t-elle.

Elle souligne que l’accompagnement comprend notamment des écoutes individuelles et des thérapies de groupe. Selon elle, ces dernières permettent aux participantes de partager leurs expériences et de travailler ensemble sur leurs difficultés : « La thérapie de groupe leur permet de cohabiter ensemble. Ça leur permet de partager leurs expériences », précise-t-elle.

La Capoeira Sociale est au cœur de cette séance. Sadiki Mathe, formateur à la Capoeira Sociale de l’organisation Gigante Pella Paz, explique que cette approche est utilisée comme un outil d’appui psychosocial : « Pour nous, la Capoeira Sociale est une technologie, une méthodologie pour l’appui psychosocial, pour travailler vraiment sur la partie psychologique de la personne », indique-t-il.

D’après Nadine Kasonia, des changements sont déjà observés chez certaines participantes après les séances. Elle évoque notamment des femmes qui, après les activités, ont exprimé de la joie et le sentiment de retrouver une certaine paix.

Parmi les bénéficiaires, Naomie témoigne de l’impact de ces activités sur son vécu : « J’étais vraiment très découragée. J’ai même quitté Goma pour aller dans un endroit appelé Misisi », raconte-t-elle. Après avoir participé aux séances, elle dit s’être sentie beaucoup mieux : « Après avoir joué, dansé et participé aux activités, je me suis sentie beaucoup mieux. »

Au-delà des résultats observés, Waza And Act fait face à plusieurs défis, notamment les conditions de vie précaires de certaines bénéficiaires, l’absence d’abris et la perte des moyens de subsistance. L’organisation souhaite ainsi poursuivre l’accompagnement à travers la réinsertion socio-économique de ces femmes et filles.

À Goma, la danse devient ainsi un espace où des femmes et des filles peuvent se retrouver, s’exprimer et, progressivement, retrouver un peu de bien-être au milieu d’un contexte difficile.

Grace Wasingya.

By ellefm

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